Sécurité en voiture

Après une longue absence, je reviens. C’est que j’ai eu du pain sur la planche, on a fêté le baptême des loustics et les 30 ans de leur papa le même jour, à 700 km de chez nous. Un peu d’organisation, beaucoup de coups de téléphone, de la motivation… et du temps !

Et puis, enfin, la route. J’appréhendais un peu. Autant mon grand est à l’aise dans son siège, il aime les trajets en voiture je pense. Autant Doudou, 8 mois, coincé dans son cosy, ne pas pouvoir remuer alors qu’il voudrait tout explorer… Finalement ça s’est bien passé, ouf ! Et la fête a été un émerveillement, une bouffée d’amour, on a rechargé nos réservoirs (la prochaine fois je parle de Soline) !

Un peu avant d’être enceinte de mon grand, je découvrais des mots bizarres comme « siège bouclier ». Très déstabilisant ce terme, je visualisais un truc bizarre à base de rabat plastique qui viendrait devant l’enfant… Je ne comprenais pas l’intérêt ! Et puis, de forum en questionnements, je suis tombée sur des éclaircissements étonnants. Ainsi donc, tous les sièges auto ne se valent pas ? Ceux vendus en France n’ont pas tous passé les mêmes crash test et certains sont très bons tandis que d’autres sont des dangers pour nos enfants ? J’étais perplexe. Jusqu’à voir ma première vidéo de crash test. Et pas n’importe laquelle, celle du Renolux 360, un des sièges les plus vendus en France (le siège de droite sur la vidéo). Ça secoue… Vidéo suivante, celle d’une nacelle lambda.

Le choc. Sérieusement, on vend en France des trucs pareils ? Comment une horreur comme celle-ci peut se retrouver sur le marché, vendue par les magasins de puériculture ?

Fraîchement enceinte et convaincue que le choix du siège auto ne devait pas se faire à la légère, je partais en quête de celui qui serait le mieux pour nous. La tâche était ardue, les crash test étant réalisés par des organismes indépendants suisses et allemands, on pouvait trouver des informations en français ou non… J’étais perdue, je passais des heures à scruter les résultats, sans même savoir quels sièges je regardais. Ah non celui-ci il est bien mais c’est pour un grand de 6 ans, ah celui il est pour les bébés… oui mais il est nul… Une galère sans nom.

Et, tout à coup, la lumière. Une maman passionnée a fait un travail titanesque. Elle a épluché tous les crash test et a ouvert un site formidable, Sécurange. Les informations qu’il me fallait, là, à portée de main ! Plus qu’à choisir en fonction de mes impératifs !
Le plus sûr étant le cosy, je voulais un bon cosy. Connaissant les gabarits dans la famille du papa, il en fallait qui soit grand. Je voulais pouvoir le clipser sur la poussette. Et si possible qu’il soit Isofix. C’est ainsi que j’ai choisi le Pebble de Bébé Confort, qui a obtenu aux crash test les notes « très bon » en choc frontal et « bon » en choc latéral. Impeccable sur la poussette Elea, avec une base Isofix (quel gain de temps ! Plus besoin de se faire des nœuds au cerveau pour attacher le cosy et ça bipe si quelque chose cloche dans l’installation). En plus je l’ai trouvé sur une vente privée, quasi moitié moins cher que dans les grandes enseignes de puériculture.

 

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Je ne vais pas résumer ce qu’on trouve comme informations sur Sécurange parce qu’il n’y a rien de trop. C’est un site qui mérite d’être connu, et j’en parle dès que je peux.

Grâce à ce site, mon fils aîné voyage aujourd’hui encore dos à la route, une position 5 fois plus sûre en cas d’accident, dans un Max Way de chez Britax. A 3 ans, 17 kg et un peu plus d’ 1m, il y est encore très bien. Doudou, lui, est dans le Pebble. La seule question que j’ai aujourd’hui c’est qui sera le premier à atteindre les limites poids/taille de son siège, Doudou ou mon aîné ?🙂

Les règles de la maison

Il y a quelques jours ma sœur est venue chez moi. Je devais vraiment avoir une sale tête, elle a passé l’aspi, lavé les sols et même vidé mon lave-vaisselle !
Faut dire ce qui est, je suis fatiguée en ce moment. Avoir un bébé c’est fatigant, d’autant plus que Doudou ne fait pas mes nuits. Je l’endors au sein, et il se réveille 1 à 3 fois par nuit je dirais. Pour qu’il se rendorme, il n’y a pas 36 solutions, il lui faut une petite tétée (et c’est là que le cododo devient mon sauveur).

On m’a déjà suggéré de le laisser pleurer, pour qu’il s’endorme seul. Ma propre sage-femme, qui fait pourtant de la sophrologie, de l’hapto… (je pensais que ces compétences seraient une ouverture d’esprit mais en fait…) Bref, ma sage-femme, donc, me racontait ce couple qui subissait encore les réveils nocturnes de leur fils pourtant déjà âgés de 7 mois ! Intolérable, ce petit coquin avait « tout compris » (second degré inside). Elle leur a conseillé de le laisser pleurer dans sa chambre, de mettre des boules Quiès. La première nuit il pleurerait non stop, la seconde il pleurerait « seulement » 1h, la troisième 5 minutes et après ils seraient tranquilles. Quand elle m’a raconté ça, je n’ai rien pu dire, j’étais pétrifiée. Rien que de l’écrire j’ai le cœur en miettes et je suis à deux doigts d’aller faire un câlin à l’un ou l’autre de mes fils (mais ils dorment paisiblement, ce serait dommage de les réveiller). Je ne m’attarderais pas cette fois ci sur le gros problème de non-formation des acteurs de la santé en ce qui concerne les bébés, c’est affligeant mais ça requiert quasiment un article complet.

Parlons « seulement » du laisser pleurer.
Avant d’avoir envie d’être maman, cette notion me fichait déjà les nerfs en pelote. Les « ça lui fera les poumons » et autre débilités archaïques me faisaient mal autant qu’elles me mettaient en colère. Je ne savais pas pourquoi, je n’avais pas creusé la question. Je savais juste avec certitude que je ne laisserais pas mes potentiels enfants seuls avec leurs pleurs/peurs.

Et puis j’ai lu, j’ai trouvé les mots, et même des explications scientifiques ! En résumé, un bébé qui pleure produit du cortisol, « l’hormone du stress ». Quand le bébé est laissé pleurer, il fini par se taire, résigné. Il a compris qu’il ne peut pas compter sur ses propres parents pour venir le rassurer, l’apaiser. Je trouve ça d’une tristesse… Mais son taux de cortisol reste aussi élevé que lorsqu’il pleurait. Des études ont montré que la sécrétion prolongée de cortisol et d’une façon générale le stress on des effets délétères sur nos enfants : ça impacte leur métabolisme, l’immunité, la neurogenèse (c’est à dire la fabrication de nouveaux neurones), ça peut même détruire des neurones ! (source : le bouquin dont je parle plus bas).
Donc effectivement, ça ne le tue pas, mais alors ça met un sacré chantier dans le cerveau dès les premiers mois. Les conditions idéales pour développer des troubles du comportement (addiction, violence, dépression… et autres joyeusetés) une fois adultes. Merveilleux !

C’est ainsi que j’ai établi ma première règle avec les enfants, la base de l’ENV au fond : on ne les laisse pas pleurer seuls. Que ce soit un appel, des pleurs de décharge de Doudou, de peine, de douleur, de colère de mon aîné, j’y réponds, je câline, je verbalise, je console.

Deux lectures que je recommande à ce sujet, que je diffuse et partage aussi souvent que ça me semble nécessaire :
Tout d’abord un un petit pdf qui résume bien.
Et ensuite je conseille toujours la lecture de Pour une enfance heureuse, de Catherine Gueguen. Un livre qui explique, à grand renfort d’études en neurosciences, le fonctionnement du cerveau de nos touts-petits. On sort de cet ouvrage avec de nouvelles connaissances qui me semblent indispensables pour accompagner nos enfants en sérénité. Je l’offre à tous les jeunes parents de mon entourage (une idée piquée à Soline, dont je vous parlerais bientôt).

Bébé curieux

Doudou m’épate chaque jour, je suis gaga comme la plupart des mamans devant ce petit bout qui évolue sous mes yeux. La semaine passée, je le voyais donc remonter son popotin en l’air, sur la voie du 4 pattes.
Depuis hier, il tourne sur lui même, profitant de la liberté que lui offrent ses vêtements en glissant sur le carrelage, décidant de quel côté il se dirige en s’appuyant sur ses mains. Il se met ensuite à 4 pattes, oscille d’avant en arrière, peste parce que finalement il se déplace en marche arrière… Bref, je le pose à un endroit et je le retrouve 3 mètres plus loin.
Voilà donc que mon petit de même pas 6 mois s’élance, et je pense que je m’avance peu en disant que d’ici 10 jours il se baladera chez nous, en marche avant.

A la maison, nous pratiquons la motricité libre. Je crois que j’ai découvert ça quand j’étais enceinte de mon aîné, la formulation « motricité libre ». Pas très harmonieux comme expression, ça m’a intrigué. Et donc, la motricité libre, c’est laisser bébé aller à son rythme dans ses découvertes motrices, et sans entraves. Deux liens qui expliquent mieux que je ne pourrais le faire, tout d’abord une maman psychomotricienne et ensuite une illustratrice qui gagne à être connue.

J’ai été convaincue par les arguments avancés par ceux qui pratiquent et promeuvent la motricité libre. Laisser son enfant gérer son développement, au final, ça semble super logique, presque à se demander pourquoi on a du mettre une expression sur cette façon de faire. Le laisser apprendre à gérer son corps, à connaître ses limites physiques.

Argument non négligeable, ça allège drôlement la liste des achats qu’il « faut » faire pour prévoir l’arrivée d’un bébé ! Pas besoin de transat, youpala, parc, anneau de bain… La seule chose utile c’est un tapis assez épais.

A la maison, je mets au sol une vieille couette pliée en deux, le tapis d’éveil (offert par ma maman, il a des couleurs pastels et une arche amovible) par dessus, avec ou sans l’arche selon l’humeur de Doudou et je le pose dessus. Il y fait sa petite vie, joue avec les quelques hochets que je positionne autour de lui, attrape ses pieds, se retourne, et depuis quelques jours donc, se déplace. Dans le bain, idem ! Le bain libéré, ça s’appelle (j’ai découvert l’expression la semaine dernière). Je dépose Doudou au fond de la baignoire que je remplie juste assez pour qu’il ait de l’eau jusqu’aux oreilles. Je le laisse crapahuter sans le quitter des yeux, et on dirait que ça lui plait bien vu les petits cris enthousiastes qu’il pousse quand il pense aller au bain.
Je suis passée du côté obscur de la force, pour ça comme pour plein d’autres trucs qui me font passer pour une hippie, je n’envisage plus de faire différemment ! Et je tique en voyant des bébés calés de force dans des coussins pour les tenir assis… Je suis irrécupérable !😉

Apprendre

En ce moment le sommeil de Doudou c’est un peu la galère, il a des dents qui le chatouillent et il fait beaucoup d’acquisitions motrices (il fait un truc trop mignon : sur le ventre, bras tendus, buste soulevé, il baisse la tête jusqu’à ce que son front touche le sol, il pousse alors sur ses gambettes et son popotin monte monte monte, on dirait une pyramide ou alors une position de yoga… ça me fait fondre).

Tout ça pour dire, depuis une petite semaine, il a une période d’éveil entre 23h et 1h30, toujours au moment où je m’endors sinon ce n’est pas drôle. On fini généralement par s’endormir tous les deux dans le canapé, lui le sein dans la bouche…

J’ai allaité mon aîné 21 mois, dont 18 mois à l’endormir au sein. Des endormissements le plus souvent longs, environ 30 minutes, parfois bien plus, pour une sieste de 40 minutes montre en main. J’ai eu des accès de colère quand, après 45 minutes à téter, il s’endormait enfin … et ouvrait grand les yeux quand je le posais avec toute la délicatesse du monde dans son petit lit. Souvent je me suis dit « je ferai complètement différemment pour le prochain ! « .

Et en fait, j’endors Doudou au sein.

Techniquement déjà je ne sais pas faire autrement pour endormir un bébé ! J’ai pas fait, j’ai pas ce manuel là. A la maternité, il me regardait avec sa bouille d’amour, sa petite tête venait chercher à l’aveugle sur ma poitrine, je ne me suis pas posé la question, hop, je l’ai mis au sein pour le calmer, l’endormir… Idem une fois rentrés à la maison. Ensuite, ce bébé est complètement différent de mon aîné ! Plein de fois il s’est endormi seul, sur son tapis d’éveil, pendant que j’étais occupée ailleurs. Il dort souvent en voiture, pas comme mon grand qui hurlait jusqu’à un an. Parfois, un petit câlin suffit à le rendormir après un réveil nocturne (mon grand c’était le sein ou les pleurs, au choix). Et surtout, les endormissements ne dépassent pas les 20 minutes ! Au delà de ce temps, c’est qu’il ne va pas dormir tout de suite, ça sert à rien de s’acharner. La majeure partie du temps, en 10 minutes c’est plié, il roupille, je peux le poser dans son/mon lit relativement doucement, il ne se réveille pas. Et même s’il ouvre les yeux, il m’aperçoit, sourit, et se rendort !! Dingue.

Avoir deux enfants, c’est découvrir que tous les bébés ne sont pas pareils… « sans deeeec, tu le savais pas depuis le temps ? »… Peut-être que je pensais qu’étant sortis du même moule, ils seraient pareils en bien des points. J’aurai pu me douter de mon erreur, rien qu’à la maternité. J’ai très souvent entendu cette anecdote à propos de ma sœur et moi « à la naissance, vous étiez les mêmes ! 4 ans d’écart et les mêmes bébés ! Heureusement qu’on a écrit la date au dos des photos sinon on ne saurait pas qui est qui ». Le pire, c’est que c’est vrai. De vrais petits clones.

Et donc, naissance de Doudou. Et une bouille à croquer, mais pas du tout la même que celle de mon aîné. Même, des émotions très différentes que pour mon aîné ! Moi qui ricanait presque de ces mamans qui racontent avoir ressenti une vague d’amour à la naissance de leur enfant, moi qui n’avait pas connu ça avec mon aîné, mais « seulement » la satisfaction de la rencontre physique et l’intensification d’un amour déjà énorme, voilà donc que pour mon second, je me mangeais cette bouffée d’amour en pleine poire. Un truc aussi intense qu’imprévu, avec l’immense soulagement d’un bébé qui crie et pleure (pas comme son farceur de grand frère qui ne respirait pas). Dès la première minute de vie, un bébé très différent, une maman très différente…

Doudou a maintenant un peu plus de 5 mois, et il m’épate chaque jour. Je constate toutes ces différences entre mon aîné et lui. Je savais pourtant que beaucoup de choses sont bébé-dépendantes. Malgré tout, sans doute parce que je ne l’avais pas vécu, je ne le croyais pas. Mon aîné avait un petit sommeil, Doudou me manquait presque ses 2 premiers mois tellement il dormait. On a commencé la diversification de mon aîné plus pour nous faire plaisir que par réel intérêt de mon aîné, Doudou nous a presque forcé la main en criant à chaque fois qu’il nous voyait manger. Mon aîné n’en avait rien à secouer de ses mains et pieds, il voulait partir découvrir le monde à 4 pattes dès 5 mois, Doudou regarde encore longuement ses mains et goûte avec délectation ses petons.

La comparaison n’a rien de négative, y’a pas un bébé mieux que l’autre. Par contre je me sens enrichie. Enrichie de cet amour aussi puissant que différent que j’ai pour chacun d’eux (un autre cliché auquel je ne croyais pas mais que je vis depuis la naissance de Doudou), enrichie par leurs différences, et par tout ce qu’ils m’ont appris et fait apprendre.

Entrée en scène

Ça y est, j’ouvre ce blog. Trop de choses à dire, de choses à penser, d’articles d’ici et d’ailleurs que je souhaite partager…

Par quoi commencer ? Les présentations, tiens, c’est une bonne idée. Ce qu’un blog peut être égocentriste… alors moi c’est Blandine, 27 ans, pour vous servir. Épouse de Sir Yoh, maman de 2 loustics de 3 ans et 5 mois. Le reste importe peu, j’en parlerai au fur et à mesure…

Ce blog, c’est pour échanger, c’est pour discuter, de mes lectures, de ma conception de la parentalité. Comment j’en suis arrivée à ce qui est appelé maternage proximal, cette expression fourre-tout dans laquelle je range allaitement, portage, parentalité positive, éducation alternative, respect de l’enfant etc etc… Mais surtout l’ENV, Education Non Violente.

Pourquoi l’ENV ? J’ai toujours détesté la violence, depuis aussi loin que je me rappelle, envers les enfants. Ma petite sœur a 4 ans de moins que moi. Quand elle se faisait fortement disputer par nos parents, même quand elle avait sacrément bourdé, ça me mettait hors de moi de la voir ainsi malmenée par nos parents. On n’a pourtant pas été des enfants battus tels que la société française actuelle pourrait le concevoir, les fessées étaient rares, la menace peu brandie… Les cris, au final, c’était certainement le plus impressionnant.

Et puis j’ai grandi, fait ma vie, je suis tombée amoureuse et… j’ai eu envie d’être maman. Sauf que bah non, pas tissuite mademoiselle, vous êtes encore à la fac. Il fallait attendre. Attendre. Avoir sa licence. Attendre. Trouver un job. Attendre. Sir Yoh m’a demandé de l’épouser. Je suis tombée dans les préparatifs de mariage, et sur docti notamment. Et j’ai lu, lu, lu les sections spéciales mamans. Qu’est-ce que c’est que cette histoire d’écharpe de portage ? Comment ça tous les sièges auto ne se valent pas ? Ah bon on peut accoucher sans la péri ? Position poulet de Bresse ? Un monde s’ouvrait, un monde si peu connu.

Enfin, je suis devenu Maman. J’avais des principes, certains se sont affirmés, d’autres ont disparu. Je passe pour une hippie aux yeux de beaucoup mais tant pis, leur approbation m’importe peu. Le bonheur de mes enfants, leur respect, l’écoute de mon instinct, la complicité avec Sir Yoh… des mots qui résument ce qui influe sur mes réactions aujourd’hui.